Lundi 17 mars 2008
j'ouvre ce blog au moment où le monde est en ébullition.
Au niveau politique, la démocratie est à la croisée des chemins. A mon avis pour une principale raison.
Le monde «civilisé» né du mouvement des lumières a atteint la quatrième étape de son évolution comme l'a relevé Jean Jacques Rousseau: Les civilisés sont devenus aujourd'hui des sauvages pervertis, des prédateurs des biens, riens que des biens.
Au niveau culturel, le monde est à la recherche de son identitée culturelle. Le choc entre les idéaux de l'occident et ceux du monde musulman en est une preuve palpable. Accepté l'autre dans sa différence sans heurter soi-mêmes ses propores idéaux est l'équilibre difficile à trouver dans notre monde. Le débat sur le port du voile dans l'école française en est une illustration.
En afrique au sud du sahara, la franche jeune de la population est comme un ver de terre qui ne s'est ni d'où -t-elle vient ni où elle va. Cheick Amidou Kane le retrace assez bien à travers son "Aventure ambiguë".
En prenant le pan de l'éducation, elle ne peut qu'être le reflet du tableau dépeint plus haut. Quel repère trouvé à des jeunes dans un tel monde. La meilleure méthode de l'apprentissage est celle par l'exemple. Une théorie n'est dite crédible que par sa confirmation par des cas pratiques.
Comment enseigner des valeurs de dignité, d'honnêtété, de justisce et de paix dans notre monde d'aujourd'hui. Ce monde où «l'indignité», la malhonnêté, l'injustice le mensonge et la violence sont érigés en règle de gestion de la cité. Souvent les jeunes sont savamment utilisés et quelques fois à leur corps défendant ,par les marchands de ce far-ouest. Quelle voie pour notre éducation?
Dans certains de nos pays, on tente d'introduire l'éducation civique et morale. Juste une petite annecdote pour montrer que le premier pas pour sauver ce monde et surtout le notre est de prendre notre courage à deux mains et de réexaminer notre conscience si elle existe encore.
Je dis «si» parce que certains faits qui paraissent banals sont profonds. Nous avons vecus des cas où des enseignants ont été affectés pour avoir resisté à la pression de parents d'élèves.
Lors d'une kermesse dans un établissement de la ville de Ouagadougou, un élève a achété la boisson mise au enchère pour la somme de 180 000 francs CFA.
Il y a deux ans de cela au LTO, un autre lassé de distribuer a literallement déchiré des billets de banques.
Et tout ceci sans suite.
Pour envenir à l'annecdote, une enseignante d'une école du secteur 30 de Ouagadougou a donné une leçon de morale sur le vol. En résumé, il demande aux élèves de ne jamais voler parce que ce n'est pas bien. L'élève arrivé à la mason reprend ce que sa maîtresse lui a dit: «Papa notre maitresse a dit qu'il ne faut jamais voler parce que ce n'est pas bien». Alors son papa qui se trouve être un douanier lui répondu: « ta maitresse ment, si je ne volais pas, je n'allais pouvoir construire ma maison, ni acheter une voiture pour moi et pour maman, ni toi t'acheter un vélo».
Le tout petit naivement le lendemain voit voir sa maitresse et lui dit: «madame, mon papa a dit ce que vous avez dit hier c'est faut». Ce cas n'est pas isolé.
Lorsque des parents réfusent d'assumer leur responsabilité, de se regarder dans le miroir et de se dire qui suis-je au juste? Notre monde coulera certainement.
Un autre cas, celui d'un élève qui a obtenu une note de 12/20 dans un devoir d'anglais dit séance tenante au professeur qu'il ne fera pas un autre devoir et qu'elle gardera cette note pour le sémestre.
Effectivement l'élève n'a pas composé les autres devoirs du professeur. En toute logique, il lui a donné 0/20. Mais l'élève a obtenu des justificatifs pour ses devoirs. Pir lorsque l'enseignant n'a pas voulu obtempérer, la direction lui a signifié simplement que pour sa survi, elle lui demande de reconsidérer sa position.
Bref, ces cas sont nombreux. Alors je m'interroge quelle leçon de civisme et de morale pouvons enseigner dans ce contexte?
Pour finir, lorsque nous considérons notre société beaucoup se parent de beaux vênements les jours de cultes toute tendance confondue (chrétiens, musulmans, tradi-praticien...). C'est donc dire que beaucoup croient en un être supérieur (DIEU, ALLAH, JOVAH... selon la réligion).
Je leur demande d'arrêter cette comédie. Car voler, détourner, mentir, en un mot être malhonnête avec le monde et le tout puissant, je ne sais quel qualificatif négatif trouver pour ces derniers.
Il Y a lieu de refléchir à notre société, surtout celle de l'Afrique qui est confrontée à un nouveau défi, celui de l'intégration des TIC.
C'est que nous essayerons de faire dans ce blog.